Un de mes coups de coeur cette année, la série In treatment, produite par HBO, avec Gabriel Byrne.
Pas besoin d’un gros budget quand on a une bonne idée, de bons textes et des acteurs de talent. Comme son nom l’indique, In treatment suit l’évolution de patient qui sont en thérapie avec le Dr Paul Weston. Chaque épisode se résume à une séance de thérapie, on suit quatre patients et à chaque 5ème épisode c’est le Dr Weston que l’on suit dans ses séances d’analyse avec sa thérapeute.
Regarder un dialogue durant 30 minutes, l’exercice pourrait être d’une lourdeur incroyable ou pas du tout télévisuel, et bien non, tout est bien exploité; les silences, le non-verbal du Dr ou des patients, la fragilité de la frontière entre thérapeute et/ou ami, amant… rien de condescendant, on a affaire à un homme qui fait ce métier depuis plus de 20 ans et qui se pose des questions, vie des crises, fait preuve de mauvaise fois et tente de transgresser les règles lui-même lors de ses propres séances de thérapie.
Beaucoup d’humanité et de passion se dégagent de cette série qui est loin de faire l’apologie de la thérapie mais qui explore de façon judicieuse et rigoureuse ce métier.
Ah et j’oubliais, les personnages ne sont pas nécessairement sympathique mais à partir du moment où il arrive à toucher un peu de ce qui les habites, difficile de ne pas s’attacher à chacun d’eux. Un peu comme dans la vie j’imagine.
Je vous laisse sur cette réplique du Dr Weston à sa thérapeute qui évoque la possibilité de changer de thérapeute vu la tension qui règne lors de leurs séances: « Je ne veux pas changer, j’ai déjà perdu un an à te mentir! »




